HISTOIRE

AUX ORIGINES DU JUDO TOULOUSAIN

Gilles Maurel

— JUIN 1945 —

Sous la direction de Gilles Maurel assisté de M. Pierre Landetcheberry s’ouvre à Toulouse le premier club de judo de la région. Il s’agit du club Omnisport ASPP (Association Sportive de la Préfecture de Police).

MM. Gilles Maurel et Pierre Landetcheberry sont des élèves de M. Robert Sauveniere, professeur renommé, pionnier du judo en France à l’arrivée de Maître Kawaishi (dont il se détournera quelques années plus tard, préférant la technique préconisée par le Budokai de Londres).

C’est Maître Kawaishi lui-même qui reconnaît officiellement le club Omnisport ASPP.

 

 

 

 

 

 

 

 

Budokai de Londres

L’OLYMPE JUDO

— DÉBUT 1946 —

Pierre Landetcheberry crée et préside sa propre structure, le Judo Club de l’Olympe, toujours à Toulouse, et au sein duquel participent une dizaine d’étudiants. Parmi eux Jean Laur, Marc Costerousse, Louis et Georges Lasserre.

Ceux-ci s’intéressent très vite par ailleurs et tout particulièrement à l’origine du judo et à sa technicité. Leur curiosité les conduit en Angleterre, précisément au Budokai de Londres où un japonais, Gunji Koizumi pratique un judo très différent de celui enseigné en France par M. Kawaishi.

— 1947—

Pierre Landetcheberry décide de quitter Toulouse pour l’Argentine. 
Il confie la direction du club à Georges Lasserre. Le dojo déménage et s’installe 5 rue Matabiau, dans une salle de gymnastique d’avant garde. Le Judo Club de l’Olympe se développe très rapidement et nous y trouverons entre autres Robert Lasserre, Charles Alegre de la Sougole (premier président de centre culturel), Roger Camous, Jean Deredempt, Aintoine Osete (deuxième président), André Deforges…

 

 

 

 

 

 

 

 

SHUDOKAN

Robert Lasserre

— 1949—

Les membres du club de l’Olympe décident l’ouverture d’un nouveau club.

Le Shud?kan ou « centre culturel français de judo et disciplines assimilées » est créé en 1950 par les frères Georges et Robert Lasserre. Entourés d’une poignée de passionnés dont Mrs Louge, Costerousse, Barbe, ils créent une fédération de 18 clubs dans le sud de la France allant de Nice à Bordeaux.

Durant 20 ans le  Shud?kan instaure des bourses d’études pour étudiants japonais « hauts gradés ». C’est ainsi qu’à partir de 1950, 22 judokas de très haut niveau - japonais et coréens - dont la première femme japonaise médecin - vont être boursiers au Centre, pour des séjours de 1 à 5 ans. Cette orientation est soutenu par une pensée forte pour l’épanouissement de l’individu par le sport. Elle s’inscrit dans la lignée tracée par Pierre de Coubertin pour le sport et Jigoro Kano pour le Judo.

— 28 novembre 1951 —

Ichiro Abe (6e dan) est accueilli au port de Marseille par Georges Lasserre. Plusieurs fois finaliste du championnat du Japon, il a été spécialement choisi par les dirigeants du Kodokan pour enseigner le Judo avec sa technique et son esprit véritable. Son Judo va constituer un véritable révélation : finesse, technique, rapidité, pureté des mouvements, style, élégance et efficacité.

Son enseignement se posera en concurrent de la méthode fédérale « Kawaishi » et son influence auprès des tendances toulousaines de l’époque va être déterminante pour la mise en place d’un Judo préconisé par le Kodokan.

Sous l’impulsion de Maîtres tel que Raymond Angevin et Jacques Sudre, le club formera des judokas de valeur tel que Robert Nicodème.

Par la suite, le centre Culturel Shud?kan poursuit son développement avec l’appui d’André Billert, Directeur de la jeunesse et des Sports et sous la présidence d’Antoine Osete.

— 1959 —

Il s’installe en 1959, rue Jacques Labatut dans des locaux spacieux et spécifiquement adaptés à la pratique du Judo, et mis à la disposition par la Mairie de Toulouse.

 

1951. SHUDOKAN -  Au premier rang, de gauche à droite : Gilles Maurel, Ichiro Abe, Raymond Angevin, Pierre Brousse

 

 

CETAM

Le Dojo d’Occitanie connaît une période d’effacement avant d’être repris et dynamisé en 1975 sous le nom de « CETAM » pour Centre d’Études Toulousain des Arts Martiaux par MM. Louge, Canal, et Bigot. Didier Gonsolin professeur 6è Dan marquera également le club de son empreinte.